Le yoga ne se voit pas dans un chien tête en bas.
Il ne se mesure pas à la souplesse ni à la durée d’une posture.
Il se révèle dans les moments ordinaires.
Quand la fatigue arrive et que l’on choisit de ne pas être dur.
Quand on sent l’irritation monter et qu’on respire au lieu de répondre trop vite.
Quand on accepte de dire “non” sans culpabilité.
Le tapis est un entraînement.
La vie est le vrai terrain de pratique.
Dans une posture, on apprend à observer l’inconfort sans fuir.
Dans la vie, c’est pareil.
On observe une émotion, une contrariété, une peur…
et on choisit de ne pas se laisser gouverner par elle.
Le yoga, c’est la qualité de présence que l’on met dans un regard.
C’est la manière d’écouter quelqu’un sans préparer sa réponse.
C’est la capacité à respecter son énergie du jour, même si elle n’est pas performante.
C’est aussi accepter ses limites.
Ne pas forcer pour prouver.
Ne pas se comparer.
Le yoga devient alors une manière d’habiter le monde.
Plus consciente.
Plus douce.
Plus alignée.
Il n’y a rien d’extraordinaire à voir.
Juste une manière différente d’être.
Et peut-être que c’est cela, le plus beau.
Namaste