Depuis l’enfance, nous sommes conditionnés à vouloir bien faire : écouter, reproduire, réussir, être le « bon élève ».
Ce conditionnement se poursuit dans notre vie professionnelle : être efficace, performant, aller vite, répondre aux attentes. Et nous arrivons sur notre tapis avec ces mêmes automatismes. J’ai beau le dire et le redire en cours : ralentissez, n’anticipez pas, ne cherchez pas à « bien faire »… Les conditionnements sont là, profondément imprégnés. Ils ne disparaissent pas simplement parce que nous avons déroulé notre tapis.
Nous voulons réussir la posture, reproduire ce que nous connaissons, aller vite parce que le mental pense déjà savoir. Changer ces automatismes demande du temps.
Et le premier changement est peut-être simplement d’en prendre conscience. Observer cette envie de bien faire, cette précipitation, cette anticipation… sans se juger.
Car sur le tapis, il n’y a ni performance, ni objectif à atteindre, ni bon élève. Il y a une expérience à vivre.
Ralentir, ressentir le mouvement, observer le souffle, les appuis, les tensions. Quitter progressivement le « faire » pour entrer dans le « ressentir ».
Arrêtons de vouloir pratiquer vite et bien. Pratiquons lentement et consciemment.
Vivons l’expérience.
Namaste.