La posture du chameau : Ustrasana

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Il y a des postures qui rassurent.

Et d’autres qui nous mettent face à nous-mêmes.

Le chameau fait partie de celles-là.

On pourrait croire qu’il s’agit simplement d’un grand arc en arrière.

En réalité, c’est d’abord un mouvement d’élévation.

On part à genoux, genoux largeur du bassin.

Les cuisses restent verticales.

Le bassin avance légèrement au-dessus des genoux pour éviter d’écraser les lombaires.

Les mains viennent d’abord au sacrum pour soutenir le bas du dos.

Le bas-ventre reste légèrement engagé.

Puis on inspire.

Et c’est le sternum qui monte vers le ciel.

La poitrine s’élève avant que la tête ne bascule si nos cervicales nous le permettent.

Si les mains rejoignent les talons, cela se fait sans se jeter en arrière, sans forcer.

Quand le placement est juste, la posture ne comprime pas.

Elle ouvre.

Elle ouvre l’avant du corps : le cœur, la gorge, le ventre.

Tout ce que, instinctivement, on protège.

Et c’est là que quelque chose s’éveille.

Ustrasana peut réveiller une émotion inattendue.

Une vulnérabilité.

Une joie.

Parfois une résistance.

Parce qu’ouvrir l’avant du corps,

c’est symboliquement sortir de sa carapace.

Rester présent quand la sensation devient intense.

Respirer au lieu de fuir.

Il dynamise quand on se sent fermé.

Il redonne de l’élan, de la verticalité intérieure.

Mais il demande aussi de l’humilité.

Ce n’est pas la profondeur de l’arc qui compte.

C’est la qualité de la présence.

En revenant s’asseoir sur les talons,

il arrive souvent que l’on sente simplement plus d’espace à l’intérieur.

Comme si le cœur avait trouvé un peu plus de place pour respirer.

Namaste

Frédérique Buisson

Professeure de yoga diplômée des Ecoles Nationales de Professeurs de Yoga
Membre de la Fédération Nationale de Professeurs de Yoga

Tel : 07 81 53 53 78
E-mail : shivasurya@sfr.fr